jeudi 7 avril 2011

La saison des chamailles

Véronique M. Le Normand

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"Je voudrais ne jamais t'avoir rencontrée."
Voilà ce que me dit Florian, au moment précis où je réalise que je l'aime d'amour. Qu'est-ce que j'ai fait pour qu'on en arrive là ? Qu'est-ce qu'on va devenir ? 
Je m'appelle Lily B. pour les intimes. J'ai seize ans et une famille encombrante. Heureusement, il y a la bande. Enfin... il y avait la bande ! Et lui : Florian. Qui compte plus que tout et qui vient de me dire : "Je voudrais ne jamais t'avoir rencontrée."

"Ma vraie maison, c'est là où sont mes amis.", ""Je voudrais ne jamais t'avoir connue." Son regard m'a transpercée comme s'il voulait arracher de mon cerveau tous les souvenirs, toutes les pensées, toutes les images, tous les mots, tous les silences que nous avions partagés.
Il a ouvert un sac et en vidé le contenu au milieu de l'entrée : livres, CD, cailloux, bouts de ficelles, pulls, bouteille de sable, Grand livre des papillons, petits mots, lettres... Pas un de mes cadeaux ne manque à l'appel. Il m'a tout rendu et il est parti.
"Je voudrais ne jamais t'avoir connue.", "On peut tout faire avec ces mots. Ces mots-là m'ont pétrifiée. Je suis une statue. Mes pieds sont collés au sol. Mes yeux ne voient plus. Mes oreilles n'entendent plus. Mon cœur ne bat plus.", "J'ai cessé de discuter. Je l'ai suivi. J'avais confiance dans son amour pour moi. J'avais confiance en mon amour pour lui. Nous étions à égalité."

Lily a fait une erreur et se retrouve seul, ses amis ne lui parle plus, Florian lui dit qu'il aimerait ne jamais l'avoir connu. Enfin, elle n'est pas tout à fait seule, Emma l'aide à se ressaisir. Dans ce tome, Lily est en pleine dépression, après avoir perdu ses amis, elle découvre qu'elle est amoureuse de Florian.
Lily va-t-elle faire le bon pas, pour retrouver la chaleur de ses amis ?
Dans ce roman comme dans le premier, Lily nous livre ses secrets. Ce livre m'a plu autant que le précédent et je l'ai lu aussi vite, et avec autant de plaisir.

Les carnets de Lily B.

Véronique M. Le Normand

http://www.decitre.fr/gi/83/9782266193283FS.gifComment se regarder en face quand on a une cicatrice à la tempe gauche ? Comment se concentrer quand on n'a pas de chambre ? Comment croire à l'amour quand on a des parents assez tordus pour vivre séparés sous le même toit ? J'avais quinze ans, un nom débile et tout me donnait envie de chialer. Je me suis soignée en écrivant...
  
"Avant, j'étais si proche de mes parents, maintenant je suis une étrangère. Ils ne me connaissent pas.", "On ne photographie jamais les gens en train de se disputer. Le bonheur c'est comme un cliché, c'est instantané.", "La réalité ressemble parfois à un film qu'on n'a pas envie de voir.", "Coup de foudre : nous n'avons pas échangé trois mots que je suis possédée par un irrésistible désir de me blottir dans sa chaleur.", "A défaut de faire ce qu'on aime il faut aimer nos défauts.", "De ma vie je n'avais jamais eu d'ami comme Florian. Je l'ai regardé intensément. Alors j'ai posé mes lèvres sur ses lèvres. Elles avaient un goût de petit pois.", "-Les petites annonces. J'adore ça, lire les petites annonces de Libé. Tiens écoute celle-ci : "Tu sens la myrtille, moi, j'ai eu un accident de trottinette. On s'est rencontrés sur mes rollers. J'ai envie de te revoir".


Lily Blachon a quinze ans, et sa vie va de travers. Elle se sent aussi mal dans sa tête que dans son corps. Ses parents se séparent mais ils habitent toujours sous le même toit. Sa mère est prise par son travail et son nouvel amant. Un jour, un garçon en rollers la bouscule, l’invite à venir boire un verre, mais elle refuse, mais, plus tard, Lily le cherche partout. Elle devient amie avec un camarade de classe.
Dans ce premier tome, Lily est à la recherche de son identité. Cette adolescente n’assume pas son nom de famille, son physique, et elle a du mal à avaler le fait que ses parents se séparent et vivent leur vie chacun de leur côté. Le lecteur se retrouve facilement dans la peau de Lily qui nous livre ses sentiments, ses frustrations et ses désirs.
Un roman qui se savoure et qui se lit facilement et rapidement. Si vous aimez les histoires d'adolescents, ce livre est pour vous !

mardi 5 avril 2011

Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée...

http://www.images-chapitre.com/ima1/original/482/474482_2777150.jpgCe livre terrible a connu un retentissement considérable en France et dans toute l'Europe. Ce que raconte cette jeune fille sensible et intelligente, qui, moins de deux ans après avoir fumé son premier "joint", se prostitue à la sortie de l'école pour gagner de quoi payer sa dose quotidienne d'héroïne, et la confession douloureuse de la mère font de Christiane F. un livre sans exemple. Il nous apprend beaucoup de choses, non seulement sur la drogue et le désespoir, mais aussi sur la détérioration du monde d'aujourd'hui.

"Nous avons toujours rêvé d'aller à Paris. Nous voulions louer une chambrette à Montmartre et nous y désintoxiquer. Nous n'avions jamais entendu parler de la drogue à Paris, et nous pensions que ça n'existait pas. A Paris il n'y a que des artistes, des mecs super, ils boivent du café, ou un verre de vin de temps en temps.", "Il ne nous parle plus, il ne nous voit pas. C'est pire que les coups.",  "On se dirige vers le métro. Automatiquement, sans même l'avoir décidé. Sans en avoir conscience, nous sommes comme suspendus à un fil invisible. Et nous voilà au métro Zoo.",  "Nous sommes le 18 avril 1976, un mois avant mon quatorzième anniversaire. Je n'oublierai jamais cette date.",  "Il est donc évident que pour lui je suis devenues une camée.", "Merde, tu n'as que treize ans et t'en es déjà à l'H.", "L'héroïne s'est abattue comme une bombe sur la cité Gropius.", "J'ai besoin d'être tout le temps un peu partie, un peu dans les vapes. Et j'en ai envie, pour échapper à toute cette merde, merde à l'école et merde à la maison.",  "Un peu plus loin dans la merde, mais ça je ne le sais pas encore."

 
C'est un témoignage dur, triste, mais auquel on s'accroche. J'ai gardé un mince espoir qu'un jour Christiane arrête de se droguer, même s'il n'y avait pas beaucoup de chance. Certains passages sont très durs et bouleversants.
Le style, les descriptions, m'ont laissé imaginer les horreurs qu'a subies Christiane, juste pour se payer de l'héroïne chaque jour.
Les institutions n'aident pas car il n'y a pas de traitements pour les jeunes de cet âge ; quand les parents prennent conscience du problème et viennent demander de l'aide, on leur dit qu'on ne peut rien faire, que leurs enfants sont condamnés...Un livre à lire absolument pour se rendre réellement compte de ce qu'est d'être accroc à la drogue.

lundi 28 mars 2011

Amies à vie

Pierre Bottero

http://bd.img.v4.skyrock.net/bd2/livrenchanteress/pics/496042600_small.jpgBrune a quatorze ans et partage tout son temps entre le collège et ses copines. Pourtant, il lui manque une véritable amie. Celle à qui l'on raconte ses joies et ses peines. Un jour, Sonia arrive dans sa classe. Brune comprend tout de suite que Sonia sera cette amie dont elle rêve. Mais Sonia cache un lourd secret.
Brune décide d'aider son amie... pour la vie !

Brune est une adolescente mature, ouverte, mais elle cherche une amie à qui confier ses secrets. Puis un jour elle rencontre Sonia, une jeune fille réservée qui est atteinte d'une leucémie. Brune va tout faire pour soutenir son amie, elle va se battre avec elle, l'aider à surmonter cette épreuve. Ensemble elle parviendront à surmonter toutes ces épreuves.

Le style est très simple, compréhensible, tout ce qu'ils faut pour faire un bon roman. Ce livre est émouvant, sensible et réaliste et il nous permet de comprendre l'amitié. Ce roman nous fait comprendre que l'amitié est plus fort que tout, que la maladie peut être vaincue avec de l'espoir et du courage. L'auteur a su nous montrer toutes les épreuves que des amies doivent surmonter si l'une est malade, il nous a fait comprendre les joies, les peines, qu'ont ressenties Brune et Sonia. Les personnages ont tous quelque chose qui les différencie, j'ai apprécié la grand-mère un peu "sorcière", qui sait à l'avance ce qui va arriver à sa petite fille (Brune), et qui fait tout pour l'aider. La mère de Brune surmonte difficilement cette épreuve, elle vit seule et cela ne l'aide pas, malgré cela, elle essaye d'aider sa fille, et l'arrivée de Brune lui permet de se détendre. La petite sœur de Brune est très coquine, mais elle arrive à comprendre que Sonia est malade et elle doit être gentille avec elle. Quant aux amis de Brune ils n'agissent avec aucune maturité et n'essayent pas de connaître un peu mieux Sonia, qui au fond est une adolescente formidable. J'ai été dégoutée par le comportement des élèves de son collège qui se moquaient de Sonia puis de Brune, mais ça reflète exactement le comportement des adolescents maintenant.

Dans la nuit du débarquement

Geneviève Duboscq

http://32.img.v4.skyrock.net/32a/x-bouquineuse-x/pics/630653362.jpg5-6 juin 1944. Geneviève a douze ans lorsqu'elle assiste, incrédule, au largage de la 101e division aéroportée sur Sainte-Mère-Eglise. Le débarquement que toute la France attend est arrivé, juste sous ses yeux ! Mais les parachutistes étant en grand danger, Geneviève et son père parcourent en barque les marais et sauvent la vie de 350 soldats américains.

« - S’il vous plaît, madame, je voudrais écrire un petit mot à ma famille. Auriez-vous une feuille de papier et une enveloppe ?
Son regard si triste devient suppliant.
- Je vais mourir aujourd’hui, madame. Je sais que je ne reverrai plus jamais les miens.
- Quelle idée ! Vous n’avez pas fini de dire des choses pareilles ? Vous êtes en bonne santé, pour vous la guerre est finie. Alors pourquoi voudriez-vous mourir ? Votre femme ne serait pas contente si elle vous entendait.
- Les Américains, tout à l’heure, vont m’emmener. Je sais ce que cela signifie pour moi.
- Vous dites n’importe quoi. Les Américains sont des hommes d’honneur. Ils ne tireront pas sur un adversaire désarmé.
Maman a parlé fermement. Douloureusement, l’Allemand précise :
- Vous n’avez pas compris, madame. Ce ne sont pas les Américains qui vont me tuer.
Alors maman comprend. Elle cache son visage dans ses mains et s’écrie :
- Oh non, ce n’est pas possible ! Vous ne voulez pas dire que …
- Hélas, oui, madame.
Il sait, lui, que les Allemands qui le verront dans la jeep aux côtés des Américains vont le prendre pour un traître et l’abattre en priorité. A moins qu’ils ne fassent pas de différence et tirent d’office sur tout ce qui bouge. De toute façon, l’officier se sent perdu. Irrémédiablement.
- Voilà pourquoi je tiens à écrire une dernière fois à ma famille.
Posant sa main sur l’épaule de l’officier, maman soupire :
- Mon pauvre garçon, mon pauvre garçon, comme c’est bête, la guerre.
Je crois bien qu’ils pleurent tous les deux. » 


"Kerry et l'officier s'observent. Puis, spontanément, l'Allemand tend la main à l'Américain. Kerry hésite une fraction de seconde. Son regard croise celui de maman qui lui fait un imperceptible signe de tête. Le doux géant, alors, accepte la main tendue.
Les deux hommes se regardent longuement, amicalement. Chez nous, il n'y a plus d'ennemis. Il n'y a que des hommes qui souffrent."


"Fils d'Amérique, vos vies à mes yeux avaient un prix inestimable. Pourquoi vous a-t-il fallu payer un tel tribut pour nous rendre une liberté dont nous ne serons peut-être pas dignes ? Sans les menées de ce fou criminel qui a pour nom Adolph Hitler, quel aurait été votre destin, là-bas, près de vos familles, en ce beau pays d'Amérique ? Petits soldats, mes amis, je saigne de toutes vos blessures, je souffre toutes vos agonies et si je me remets tout de même à chanter, c'est parce-que vous m'avez appris la rude leçon, du courage et de l'espérance. Cette leçon, je ne l'oublierai pas."

Geneviève a douze ans, quand elle assiste à l'arrivée de parachutistes sur Sainte-Mère-Église. Le débarquement, que toute la France attend, est enfin arrivé, et juste à côté de chez elle. Geneviève et ses parents, gardes-barrière sur la ligne Paris-Cherbourg, n'ont pourtant pas le temps de prendre la mesure de l'événement historique qui est en train de se produire. Ils savent que les parachutistes sont en grand danger. le père de Geneviève va sauver, cette nuit-là, la vie de 350 parachutistes en allant dans les marais. Pendant ce temps Geneviève et sa mère soigneront les blessés et réchaufferont les parachutistes.
Le style est très bien et l'aventure historique mêle héroïsme et moments inattendus de tendresse. Un récit qui parle de la guerre, au travers de la vie de Geneviève, et nous parle de la vie en commun de blessés allemands et américains qui étaient logés chez les parents de Geneviève, étant gravement blessés. Geneviève va faire preuve de courage, de force, de sang froid et d'amour. Elle verra un allemand mourir dans ses bras, des hommes agonisants et tant d'autres choses qu'apporte la guerre. Cette enfant ne sera pas sans séquelle et ne pourra pas oublier. Un roman à lire, qui parle de la seconde guerre mondiale et de ses horreurs, un roman qu'on ne peut pas oublier.

vendredi 25 mars 2011

Mon enfance en Allemagne nazie

Ilse Koehn

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Ilse Koehn, l'auteur de ce livre, a six ans en 1935. C'est le 15 septembre 1935 que Hitler fit promulguer les lois racistes qui mettaient les Juifs au ban de la nation allemande. 
Le père d'Ilse est fils de mère juive et de père allemand. D'après les nouvelles lois, il est classé " Mischling, premier degré ". Ilse, sa fille, devient " Mischling, deuxième degré ". Afin de protéger l'avenir d'Ilse, ses parents divorcent. Ilse reste un premier temps avec son père et sa grand-mère juive. Mais la pression des nazis contre les Juifs devient de plus en plus lourde et Ilse rejoint sa mère et ses grands-parents maternels. Bientôt l'Allemagne entre en guerre. La propagande nazie s'introduit dans les écoles. La jeunesse hitlérienne enrôle...
Puis, les premières bombes tombent sur Berlin. Les enfants sont évacués à la campagne. 
De 1930 à 1945, d'année en année, la vie devient plus difficile. La guerre - peu ressentie au début par les enfants allemands - impose sa priorité de plus en plus.
Ilse Koehn raconte simplement ce qu'elle a vécu jusqu'à la débâcle finale où, dans un Berlin en ruine et en flammes les enfants se quittaient le soir en se disant : " Reste en vie ".


"Il dit : "Nous rentrons à la maison", et tout le monde sait qu'il parle de nous trois.
Vati au milieu, Mutti et moi de chaque côté, aussi près de lui que possible, nous marchons vers Hermsdorf.
Tout doit bien se passer dorénavant. Je le sais. Pour moi la guerre est finie."

L’auteur s’appelle Ilse Koehn, dans ce roman elle raconte son enfance en Allemagne, pendant qu'Hitler était au pouvoir. Ilse vit à Berlin sous les bombes, avec les restrictions, quand elle n'est pas envoyée dans des camps des jeunesses hitlériennes. Son père se doute que les ennuis vont commencer lorsque le 15 septembre 1935, Hitler fait promulguer les lois racistes. Les parents de la jeune fille décident de divorcer afin qu'elle soit moins en danger. Isle est "Mischling second degré", ce qui veut dire qu'elle n'a qu'un parent juif, qui est sa grand-mère. Isle n'est donc pas autant en danger que son père ou sa grand-mère. Cependant, lorsqu'il s'agit pour elle de rentrer dans les jeunesses hitlériennes, le choix est difficile, elle doit choisir entre trahir ses opinions ou adhérer cette monstrueuse propagande. La guerre se fait aussi de plus en plus présente et dangereuse. 
C'est un roman passionnant et profond qui permet de comprendre la vie quotidienne des enfants déplacés à l'Est dans des camps des jeunesses hitlériennes (pour échapper aux bombardements en Allemagne) à travers Isle. Dans ce livre on partage la vie d'une jeune fille dont les parents divorcent pour la protéger de la propagande nazie. Un roman passionnant, où les explications historiques sont très bien décrites, et où on en apprend plus sur la vie sous le IIIe Reich, un livre incontournable !

jeudi 24 mars 2011

David et Olivier

Robert Sabatier

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Olivier, le héros de la série des Allumettes suédoises a huit ans et demi.
Il mène auprès de sa mère, Virginie, la belle mercière, une vie insouciante et joyeuse. L'aventure commence pour lui avec la rencontre de David, le fils de M. Zober, le tailleur établi depuis peu rue Labat. Si différents David et Olivier seront bientôt unis par des secrets, des jeux, des projets, mille riens qui les rendent inséparables. Chacun fait découvrir à l'autre son univers. Olivier offre à son ami la présence de Montmartre, sa féerie, ses émerveillements, son spectacle permanent.
David lui fait connaître les siens, leurs coutumes, leur manière d'être de vivre et de croire. En cette année 1930, les gens vivent autant dans la rue que dans les logements étroits. On retrouve avec plaisir certains des personnages des Allumettes suédoises et beaucoup d'autres ; tout un peuple gouailleur, turbulent et tendre, avec ses habitudes, son langage, son courage et la musique des rues, le parfum d'une époque où il fait bon vivre. David et Olivier : deux héros délicieux pris dans la vie réelle et dépeints avec amour.
Un roman qui fleure bon l'amitié, la vérité, la poésie, et une sensation rare : celle du bonheur. 


Olivier a huit ans et demi. Il vit avec sa mère, Virginie, une mercière et mène une vie insouciante et joyeuse. Il joue dans la rue avec ses amis, Loulou, Capdeverre, Elie, Tricot, Jack Schlack, et tant d'autres, qui font la guerre aux enfants de la rue Bachelet, comme Anatole, Tartine. David, emménage rue Labat, et il est le fils de M. Zober, le tailleur qui vit depuis peu rue Labat avec sa femme, Esther, et sa fille aînée, Giselle. David est plus qu'un ami pour Olivier, les deux enfants sont inséparables et vivent des multitudes d'aventures ensemble. Ils se racontent des secrets, jouent ensemble, font des projets, tellement de choses qui les unissent. Olivier lui montre Montmartre, les gens qui y vivent, etc... David quant à lui, lui fait connaître sa famille, leurs coutumes, leur croyance, et un oncle qui est allé en Amérique, ce qui étonne Olivier.
Ce roman est très bien réussi et offre un petit brin d'aventure avec ces deux inséparables amis. Les deux garçons ont tout pour nous charmer. On est triste quand on apprend que David doit partir, c'est un moment difficile pour le lecteur qui s'est attaché aux garçons, mais surtout pour Olivier. Un roman magnifique à savourer, et il ne faut surtout pas manquer la suite.

mercredi 23 mars 2011

Cours sans te retourner

Uri Orlev

http://www.decitre.fr/gi/66/9782081616066FS.gifSrulik est juif polonais, il a huit ans en 1941. Il partage avec sa famille et de nombreux autres Juifs une existence misérable dans le ghetto de Varsovie. Après une première tentative de fuite, Srulik parvient à gagner la campagne. Mais il se retrouve seul, sans cesse menacé par les soldats allemands et le racisme envers les Juifs. Pour passer inaperçu, Srulik apprend à se taire... Mais peut-on oublier son propre nom ? 

"Tadek l'accompagna à la gare. Vu que lui non plus ne savait pas lire, ils durent demander leur chemin. Jurek acheta un billet pour Varsovie. Il y avait beaucoup de monde sur le quai. Quand le train arriva, on le bouscula, mais il réussit à monter en voiture et se précipita à une fenêtre. Tadek était toujours sur le quai. Il lui sourit Jurek lui rendit son sourire."

L'auteur nous raconte la vie de Srulik, huit ans, sa vie au ghetto de Varsovie et sa fuite à la campagne pour échapper aux nazis. Il fuit les allemands pendant toute la guerre pour sauver sa peau. Srulik voyage de village en village où il travaille pour des paysans en échange de leur hospitalité et de quoi manger. Il connaîtra la peur, l’obligation de se cacher, de se taire, mais aussi le racisme envers les Juifs. Srulik travaillera chez différents paysans pour survivre, il devra oublier son nom, oublier qu'il est juif, seulement pour survivre, mais ce ne sera pas facile entre les paysans qui le maltraitent et les délateurs de se cacher.
Un livre émouvant, fort, qui nous fait pleurer, c'est une histoire vraie et on se demande comment ce garçon a réussi à survivre, comment il a réussi à ne pas abandonner.
Un roman incontournable, à lire sans limite d'âge qui plaira aux petits comme aux grands. J'ai dévoré ce roman et je n'ai pas pu m'arrêter, l'aventure ne s'arrête jamais et on ne peut pas se détacher de ce roman.