dimanche 26 décembre 2010

Cherub, Vandales

De retour d’un long séjour en Irlande du Nord, l’agent Dante Scott se voit confier une mission à haut risque : accompagné de James et Lauren, il devra infiltrer le Vandales Motorcycle Club, l’un des gangs de bikers les plus puissants et les plus redoutés d’Angleterre.
Leur objectif : provoquer la chute du Führer, le chef des Vandales. Un être sanguinaire dont Dante, hanté par un terrible souvenir d’enfance, a secrètement juré de se venger…


CHERUB est un département ultrasecret des services de renseignement britanniques composé d'agents âgés de 10 à 17 ans. Ces professionnels rompus à toutes les techniques d'infiltration sont des enfants donc... des espions insoupçonnables!
POUR RAISON D'ÉTAT, CES AGENTS N'EXISTENT PAS.

Toute une famille, parents et enfants, sont tués par le chef du clan des Vandales, qui est une communauté de bikers du sud-ouest de l'Angleterre. Les deux survivants de cette attaque, sont Holly et Dante. Dante a alors 9 ans et Holly est un bébé. Mais Dante est à son tour menacé, car il a vu tout ce qui s'est passé. Seul son témoignage pourrait permettre l'arrestation du Fuhrer.Après avoir échappé à une tentative d'attentat à l'explosif, les autorités le confient à une organisation CHERUB...
Bien plus tard, Dante se voit une confier une mission, intégrer les Vandales, il veut donc se venger... Et ne laisse pas passer sa chance...
Ce livre est comme à l'habitude de Robert Muchamore : excellent !
L'auteur nous dévoile beaucoup de secrets sur les agents de CHERUB et il nous explique plus particulièrement celui de Dante Scott. On retrouve encore James Adams et sa sœur, Lauren. J'ai largement préféré le tome précédent, car celui-ci m'a moins captivée. Mis à part le début, que j'ai adoré et que j'ai lu avec attention, mais le reste était moins bien. J'ai été un peu déçue... Mais je ne qualifie pas ce roman nul, non loin de là, il est excellent.
Ce n'est pas un livre à lire d'un trait, car il pourrait nous agacer, mais il faut le lire petit à petit. Enfin c'est ce que j'ai fait. Si vous avec lu les tomes précédents, vous comprendrez plus facilement l'histoire. Mon frère a lu le livre, il a 11 ans, donc ce livre est plutôt pour les adolescents, de plus il y a des scènes un peu violentes.
Il faut aussi lire "Henderson Boy's" qui parle des origines de CHERUB. Cela se passe en été 1940... Personnellement je préfère "Cherub" à "Henderson Boy's", mais chacun ses gouts.

samedi 18 décembre 2010

Interview de Pierre Thiry

http://s2.e-monsite.com/2010/02/18/08/resize_550_550//Ramses.jpg1/Pourquoi avoir choisi "Ramsès au pays des points virgules" comme titre ?

Le titre "Ramsès au pays des points-virgules" est un titre qui m'est
venu à l'esprit, une fois l'histoire écrite. Je voulais trouver une
expression qui se réfère à l'intrigue, tout en ne la dévoilant pas trop.
Ce récit est aussi une forme d'hommage aux points-virgules, je voulais
donc le faire apparaître dans le titre.

1 bis/ Ce titre peut sans doute  donner envie de lire ce roman mais ne
vous a-t-on jamais dit que c'était un titre étrange ?

Oui, peut-être y a-t-il quelque chose d'étrange et bizarre dans ce titre. Quelque chose qui est là pour traduire le caractère un peu loufoque de l'histoire. Il s'agissait d'écrire un conte fantaisiste, repousser les barrières de la fiction pour faire penser le lecteur, pour l'inviter à poser un regard interrogatif sur les choses. La présence du nom "Ramsès" peut laisser penser à ceux qui n'ont pas lu le livre que c'est un roman sur l'Égypte ancienne. Or ce n'est pas le cas, même si des références peuvent se glisser ici et là comme des clins d'œil, des invitations à ouvrir d'autres livres qui peuvent préciser ce qui n'est qu'évoqué dans «Ramsès au pays des points-virgules». Le point-virgule est un signe de ponctuation qui m'a toujours un peu intrigué ;  il n'est pas d'un usage fréquent dans nos façon d'écrire contemporaine ;  on ne sait jamais vraiment quand l'utiliser ;  et l'informatique ne nous simplifie pas la tâche puisque la plupart des logiciels de traitement de texte n'ont même pas prévu le bon espacement pour ce signe de ponctuation. C'est en me penchant sur l'histoire du point-virgule dans des ouvrages de grammaire (notamment le "Traité de la ponctuation française" de Jacques Drillon que j'ai eu l'idée d'une partie de cette histoire. J'avais aussi été frappé par le fait que le point-virgule a exactement la même forme que la lettre arabe za qui forme la première lettre du mot "zayn" qui en arabe veut dire merveilleux. J'ai donc voulu faire jouer ce point commun entre l'alphabet arabe et latin pour construire une sorte de conte des "Mille et une nuits". La référence à Ramsès peut aussi se comprendre par ce détour : l'histoire de l'Égypte antique est commune à tous le peuples de la Méditerranée. Peut-être est-ce que je vous fais trop entrer dans ma "fabrique à écriture" en évoquant toutes ces explications... On peut parfaitement lire le livre sans avoir à l'esprit tout ce que je viens d'évoquer. Ce
sont des éléments déclencheurs qui ont fait naître ce récit : un échafaudage masqué qui n'a plus beaucoup d'importance dans le livre tel qu'il existe. C'est désormais au lecteur à fabriquer du sens à partir ce ce conte. Maintenant qu'il existe, ce n'est plus à l'auteur de l'expliquer !!! J'espère être parvenu à redonner au lecteur un appétit pour le point-virgule ;  une envie de l'utiliser comme ces épices qui relèvent le goût d'un plat. C'est une invitation aussi à contempler ce petit signe de ponctuation d'un regard poétique. Faire travailler l'imagination autour de la langue pour la rendre aimable.
http://s1.e-monsite.com/2010/07/19/02/resize_400_400/Pierre-Thiry.jpeg

2/Comment est né ce livre ?
Cette histoire est d'abord née d'un défi que m'avait lancé une de mes nièces (c'est un peu l'épisode que je raconte dans le premier chapitre...) Pour me prouver que je ne pouvais connaître tous les livres, elle avait inventé un roman qui se serait appelé "Sissi et le nez du Pharaon"... C'était pendant les vacances de Noël, et trois  jours après je lui ai offert le premier épisode de ce qui est devenu "Ramsès au pays des points-virgules".
J'ai ensuite continué ce feuilleton de trois pages en trois pages, au rythme des visites de ma nièce. Cela devenait un petit jeu, qui aurait pu ne jamais finir !!! Le roman aurait pu être infini, être toujours en train de s'écrire. Un jour ma nièce m'a à nouveau "piégé", elle a présenté mon manuscrit en exposé de lecture dans sa classe. Et je ne sais pas comment elle a fait, mais elle a réussi à obtenir une excellente note. C'est alors que je me suis dit qu'il fallait que je termine cette histoire et que je la publie...
3/Comment avez-vous imaginé le personnage principal ?
Y-a-t-il vraiment un personnage principal ? Si c'est de Sissi que vous voulez parler : c'était une contrainte d'écriture qui m'était donnée au départ, il m'a fallu donc la réutiliser. Quant à l'Alice du roman, elle ressemble un peu à ma nièce, et c'est aussi une allusion à l'Alice inventée par Lewis Carroll. Je précise toutefois que je n'ai pas relu Lewis Carroll pour écrire cette histoire, même si on peut y retrouver quelque chose de l'absurde anglo saxon qui va de Shakespeare à Lewis Carroll....

4/D'où venaient vos inspirations pour écrire le livre ?
J'ai écrit ce livre d'une manière très "détendue". Apparaissent donc, ça et là dans l'histoire, de manière plus ou moins déguisée mes préoccupations du moment : des lectures, des conversations, des impressions. Je l'écrivais sans penser qu'il serait un jour publié. Je n'ai donc pas essayé d'écrire un récit très organisé, rationnel, architecturé. C'est sans doute ce qui explique les défauts et les qualités du livre...

5/Pourquoi ne pas avoir fait une suite ?

A vrai dire j'ai lancé l'édition de "Ramsès au pays des points-virgules" un peu comme un ballon d'essai, car j'ai un autre roman sur lequel je travaille depuis plus d'un an : roman que j'écris avec l'intention de le publier. Afin de "débroussailler" le chemin pour ce roman là j'ai donc publié "Ramsès au pays des points-virgules" un texte qui n'était pas prévu au départ pour être édité...
6/Avez-vous beaucoup de lecteurs ?

Ce livre n'est pas un bestseller !!! C'était un texte que j'avais au départ conçu pour cette nièce dont je vous ai parlé, et quand je l'ai publié j'avais d'abord à l'esprit que cela allait permettre à mes amis de se le procurer. Ma surprise a été de constater qu'assez rapidement sa diffusion a dépassé le cercle de mes connaissances. Des internautes que je ne connaissais pas m'ont contacté pour me dire qu'ils avaient lu "Ramsès au pays des points-virgules" et qu'ils avaient aimé. Cela m'a fait très plaisir, mais je suis toujours un peu méfiant quand on me fait des compliments, alors ces premières réactions j'ai eu envie de les confronter à d'autres encore, en acceptant des "partenariats" sur des forums littéraires : un moyen d'avoir des retours de lecteur tout en faisant connaître le livre juste avant les fêtes de fin d'année. Ce livre est d'ailleurs une sorte de "conte de Noël" !!!

7/Quels sont vos principaux lecteurs ?
Je ne me suis pas livré à une étude sociologique de l'ensemble de mes lecteurs. J'ai l'impression que le livre est lu un peu par des gens de tous les âges. J'ai eu quelques réactions enthousiastes dans mon entourage, parfois inattendues. Ainsi une enseignante en Université spécialiste de l'Égypte antique a beaucoup aimé ce conte et l'a offert à tous ces petits enfants.... Certains d'entre eux ont aimé le livre, mais pas tous.

8/Pourquoi avoir choisi cette illustratrice ?

Les aquarelles du livre avaient d'abord été réalisée pour illustrer le manuscrit de départ. Je les ai réutilisées car je les trouve belles et qu'elles méritent d'être publiées autant que le texte. Ces illustrations m'avaient été offertes, les publier était une manière de faire un cadeau en retour à l'illustratrice. Ces images ont selon moi l'intérêt de ne pas trop s'imposer à l'imagination du lecteur, elles le laissent libre de se représenter les personnages comme il l'entend.

9/Écrivez-vous d'autres livres ou seulement "Ramsès au pays des points-virgules"?


Oui ainsi que je vous le disais, je suis en ce moment en train de travailler à un autre roman que j'ai l'intention de publier un jour. Cela sera sans doute assez différent de "Ramsès au pays des points-virgules". Peut-être certains lecteurs y verront des points communs. J'écris depuis très longtemps à vrai dire, je ne cesse pas d'écrire, j'aime ça, c'est mon oxygène. Ce qui est nouveau c'est mon envie de publier. Ce sont les circonstances qui m'y ont invité, et je ne suis pas mécontent, car le livre, l'écriture, la lecture ont toujours été ma passion.



10/Êtes-vous auteur à part entière ou exercez vous un autre métier ?

J'ai exercé plusieurs métiers : vendeur de disque, administrateur de théâtre. Aujourd'hui je suis animateur d'ateliers d'écriture et auteur.... Est-ce un véritable métier ? Pas vraiment sans doute, car c'est en réalité une recherche d'emploi permanente... Je ne sais d'ailleurs pas ce que c'est qu'un auteur à part entière. Un
auteur est pour moi quelqu'un qui met son nom sur la couverture d'un livre. C'est une ambition un peu vaniteuse. J'essaie de m'en préserver, en me pensant comme un écrivain ou un "écriveur" un artisan de la langue. Travailler la langue c'est un peu comme faire de la menuiserie : un bricolage permanent. On essaie des phrases, on les ajuste, on se relit, on s'aperçoit que c'est raté alors on recommence. Il y a un plaisir à faire cela : partir de la matière brute pour arriver à quelque chose d'acceptable. Cette écriture là est un luxe dans le
monde d'aujourd'hui où on est de plus en plus conduit à des écritures professionnelles très rapides : écriture à l'ordinateur rapidement produite, allant à l'essentiel pour produire une communication immédiate et rentable.
Travailler l'écriture littéraire c'est avoir conscience qu'un autre rythme est possible, tout aussi indispensable à l'intelligence. Mes activités s'orientent de plus en plus autour du livre et de la lecture : mon dernier projet est la création d'une maison d'éditions associative "Les Éditions du Paquebot". Nous avons sorti notre premier
livre la semaine dernière.

11/Aimez vous lire ?
Je suis un gros lecteur. Je lis plusieurs livres par semaine depuis des années. J'ai toujours aimé lire. J'aime les grands auteurs, mais j'aime tout lire pour voir comment c'est fabriqué. C'est aussi indispensable pour moi que de respirer. J'espère avoir fait passer un peu de cette passion de la lecture dans "Ramsès au pays des points-virgules". C'est un livre que j'ai écrit autant pour donner envie de lire que pour donner envie d'écrire.

12/Quels conseils donneriez-vous à un jeune auteur ? 

Écrire, écrire, et encore écrire inlassablement. Écrire pour soi, écrire pour les autres, La première écriture est sans doute celle de la correspondance par lettres postales. Le courrier que l'on adresse à ceux qu'on aime. Cette écriture là est aujourd'hui remplacée par celle de l'ordinateur. Celle que je pratique tout de suite en vous répondant : une écriture où aligne les mots plus vite qu'on ne les pense !!!! J'espère donc ne pas vous avoir dit trop de bêtise ;-) Merci à vous de vous être intéressée à "Ramsès au pays des points-virgules" et d'avoir pris le temps de me poser toutes ces questions.

Je remercie infiniment l'auteur pour ses réponses !

vendredi 17 décembre 2010

Uglies

Scott Westerfeld
 
http://juste1livre.unblog.fr/files/2009/11/uglies1.jpg

Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s'apprête à subir l'opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n'aura plus qu'une préoccupation, s'amuser... Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l'entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu'un secret d'État : une manipulation. Que va-t-elle choisir? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection? Véritable phénomène aux États-Unis, ce premier tome de la série Uglies a reçu plus de vingt récompenses, dont celle du Meilleur livre pour jeunes adultes 2006 de l'American Library Association.


Ce livre parle d'une vision futuriste de notre monde. Les nouveaux occupants de ce monde se sont forgé une nouvelle mentalité et ont compris d'où venait un gros problème : la différence.
Chaque jeune personne, lorsqu'elle atteint l'age de 16 ans, subit une opération chirurgicale la rendant belle, Pretty, de façon à ce que tout le monde soit beau et s'aime.
Tally rêve de cette opération depuis des années.

Bientôt 16 ans, Tally n'en peut plus d'attendre l'opération qui doit la rendre, Pretty et lui permettre de rejoindre son ami Peris et les autres jeunes gens de son âge à New Pretty Town, qui est une ville de fêtes et de plaisirs sans fin. Mais tandis que les jours passent, elle rencontre une autre Ugly, Shay, qui comme elle doit subir l'opération. Shay ne paraît pas aussi impatiente qu'elle de connaître la beauté parfaite, et se lasse vite du jeu qui consiste à imaginer l'apparence qu'elles auront dans quelques semaines. Elle préfère de loin les escapades dans les forêts voisines et dans les ruines proches d'une ancienne ville, dans laquelle elle rencontre un garçon qui n'a jamais vécu dans la sécurité des villes, ce garçon viendrait d'une communauté étrange baptisée La Fumée, ce garçon prétend qu'atteindre la beauté parfaite n'est pas le meilleur destin qui puisse être à un être humain ... Tally n'est pas du tout convaincue par les histoires de son amie, mais avec les jours qui passent, voilà que le cours des choses s'emballe brusquement, et que Tally se retrouve prise au piège, n'ayant d'autre choix que de rejoindre à son tour La Fumée sous les ordres des Spécial Circumstances...

L'histoire est vraiment fascinante, car elle n'est pas totalement farfelue. Cette vision du futur parait de plus en plus réaliste à mesure de la lecture. Et les personnages, tous plus étranges les uns que les autres, sont totalement incroyables !
De plus il y a un guide de l'univers de ce roman, ce qui nous permet de mieux nous situer dans le roman. Tandis que dans la plupart des romans de science-fiction, l'auteur nous emporte dans un monde que nous n'arrivons pas à bien connaître où comprendre. Je n'aime pas trop les romans fantastiques mais celui-ci est différent des autres romans que j'ai eu l'occasion de lire. Il est plus intéressant, car c'est aussi l'histoire d'une adolescente et l'histoire n'est pas trop centré sur elle. Dans ce livre, j'ai moins l'impression que la survie du monde repose sur l'héroïne.

mercredi 15 décembre 2010

La liberté porte une chemise rouge sang

Gaby Halberstam


Victoria est blanche. Elle vit en Afrique du Sud au temps de l'Apartheid. A la suite de plusieurs incidents, elle ne supporte plus la façon dont certains blancs traitent les noirs.
Or, lorsqu'elle retrouve Maswe, le fils de sa nounou noire qu'elle n'a pas vu depuis deux ans, il est blessé : il a été torturé par la police... Victoria le cache et le soigne dans une cabane au fond du jardin. Par amour et par conviction, elle décide de prendre des risques. Des risques à la hauteur de ses idéaux.

Une prise de conscience poignante de la condition des noirs sous l'Apartheid.

Victoria est une adolescente pleine de convictions. Les noirs sont maltraités et Victoria n'accepte pas qu'ils soient maltraités et souhaite les aider. Elle se fait un ennemi ; un policier qui maltraite les noirs.
Elle cache Maswe dans une cabane au fond de son jardin. Mais Maswe part, car il veut continuer d'agir... Son père refuse de signer un papier. La famille se voit obligée de quitter le pays... Mais Victoria voit quelque chose qui la détermine à se venger...

Un livre poignant sur la vie des noirs pendant l'Apartheid et sur une adolescente déterminée à ne pas les laisser agir. Un livre à lire qui nous fait aimer cette adolescente. Cette héroïne est vraiment très intelligente, car en Afrique du Sud, on peut plus penser que TOUS les blancs sont raciste et bien non, ce livre prouve le contraire. J'aurais bien aimé interviewer l'auteur de ce roman, car j'ai une multitude de questions à lui poser. C'est vrai que l'auteur à du faire un énorme travail de recherche pour écrire ce roman.
Je trouve très courageux de la part de Victoria de retourner en Afrique du Sud, après ce qu'elle a fait. Victoria aurait même pu rentrer en Angleterre, quand elle a compris qu'on la surveillait, mais elle ne l'a pas fait.

Site de l'auteur : http://www.gabyhalberstam.co.uk/

vendredi 10 décembre 2010

Une saison parfaite pour changer

Aurélien Loncke

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/2/5/9782211097529.jpgSyril et sa petite sœur Zoé ont longtemps espéré, attendu. Et puis c'est arrivé. Un juge a décidé de les mettre à l'abri de leurs parents et les a placés dans une famille d'accueil. Syril et Zoé vont passer l'automne chez les Mattie, un couple sans enfants qui vit dans une jolie maison en bordure de forêt. C'est un havre de paix pour faire peau neuve, un endroit doté d'un grand pouvoir de guérison. Pourtant, Zoé tarde à retrouver le sourire. Même au paradis, certaines blessures demandent du temps pour cicatriser.


"Il a suffi de leur parler du vieux pont en bois, du rire de Zoé neigant au-dessus de l'eau, et de cette musique blottie dans mes oreilles. Et aussi des autres avions que nous voulions lancer le lendemain et les autres jours, avec des souhaits enfermés à l'intérieur et qui s'envoleraient l'un après l'autre entre le ciel et la montagne, paisiblement, comme de nombreux points de suspension..."

Syril et sa sœur, Zoé, ont été placés dans une famille d'accueil. Monsieur et Madame Mattie chargés de s'occuper d'eux, sont doux et patients. Quelque chose de très grave est arrivé, le lecteur ne sait pas ce que c'est, mais ça laisse du suspens jusqu'à la fin du livre.
Syril trouve refuge dans la nature, où il passe un temps fous à créer des objets et des animaux en origami. Zoé, sept ans, est plus secrète et son comportement alarme madame Mattie. Heureusement, Syril veille sur sa sœur. Peu à peu, les enfants se reconstruisent.
A aucun moment il n'est écrit ce qui s'est passé avant le placement des enfants. Lorsque la mère téléphone à Syril, elle apparaît comme totalement débile et insouciante et souhaite récupérer ses enfants comme si rien ne s'était passé. Syril la remet rapidement face à la réalité et au fond de lui, espère rester chez les Mattie, comme sa soeur Zoé, où ils ne pensaient qu'à des choses heureuses.
Ce roman nous dévoile les sentiments de Syril, ce garçon si tendre avec sa sœur.
Syril nous raconte le calme de la forêt où ils se trouvent, la vie avec sa sœur et lui, les larmes et les blessures de sa jeune sœur et ses origamis plein d’espoir…
Un très joli roman qui nous dévoile un amour si fort, et qui nous fait espérer le meilleur pour eux tout au long de notre lecture… Ces enfants sont tellement attachant... Un roman très court qui se lit rapidement et avec plaisir.

jeudi 9 décembre 2010

Mauvaise graine

Orianne Charpentier


http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1128/1128629-gf.jpgJérémy ne semble pas à plaindre. Une vie tranquille à la campagne, des parents aimants, un sœur aînée brillante. Pourtant, un profond malaise l'envahit. Il faut dire que rien ne l'intéresse et surtout pas les cours. De toute façon, quand on est bon à rien... Trop banal, trop petit, trop nul. Et puis, si son père pouvait être un peu plus "classe", il aurait moins honte. D'ailleurs, ses parents sont un peu bizarres en ce moment. On dirait qu'ils lui cachent quelque chose...
L'évolution du regard d'un adolescent sur ses parents et sur lui-même, à la faveur d'une brusque révélation. Un roman tout en délicatesse dans lequel bien des adolescents qui se cherchent et se sous-estiment se reconnaîtront. 


"A ma naissance, mon père a planté un arbre dans un coin du jardin. Un noyer dont les branches à présent sont fortes et vertes. Mais près de quinze ans ont passé, et il ne donne toujours pas de fruit. Juste quelques mauvaises noix chétives qui s’écrasent sous le talon en répandant une traînée noire."
Le garçon, Jérémy, sait que ses parents lui cachent quelque chose, il apprend ce que lui cachent ses parents il a peur que son père meure.
Au départ Jérémy se doutait un peu que quelque chose se passait, car son père écrit dans un carnet noir et sa mère pleure.
Jérémy n'aime pas l'école et il fait une bêtise qui lui vaut un renvoi d'un jour, car il a cassé une caméra. Mme Branchu vient chez lui pour tout expliquer à ses parents et c'est là que le lecteur, Mme Branchu et Jérémy apprennent que le père de Jérémy est malade. C'est un moment de douleur pour tout le monde. Jérémy a une sœur qui fait des études, malheureusement elle tombe enceinte et c'est sur ce fait que le lecteur referme le livre avec tristesse. Quant à sa sœur elle savait déjà que son père était malade, ses parents ne lui en avaient pas parlé mais elle l'a découvert toute seule.

Un roman magnifique, l'histoire de cet adolescent touche profondément le lecteur. Le livre est facile à lire, je le conseille donc aux enfants de 12 ans. Vraiment un très beau roman, qui m'a fait passé une très bonne soirée ! Le garçon est courageux et arrive à faire face à un gros problème.

mercredi 8 décembre 2010

Quatres filles et un jean, Le deuxième été

Ann Brashares

Les vacances approchent.
Carmen, Tibby, Bridget et Lena s'apprêtent à ressortir le JEAN magique, symbole du leur amitié et témoin de leurs aventures.
Cette année, l'été s'annonce cependant bien différent...
Carmen reste à Washington avec sa mère : crises et turbulences en perspective...
Tibby part suivre un stage de cinéma en Virginie mais, même derrière la caméra, ses souvenirs vont la rattraper.
Bridget, qui traverse une crise existentielle, décide de se réconcilier avec son passé en rendant une visite surprise à sa grand-mère.
Lena, dont le cœur n'est jamais vraiment revenu de Grèce, va percer des secrets de famille insoupçonnés.
Des surprises en émotions, de rires et de larmes, les quatre filles vont une nouvelle fois faire l'expérience de la vie et l'affronter avec courage, humour et détermination.

Carmen reste à Washington et passe un mauvais été avec sa mère. Sa mère tombe amoureuse et Carmen veut tout faire pour que sa mère rompe avec David (l'amant de sa mère). Sa mère Christina, n'est pas assez présente avec elle et c'est pour cela qu'elle veut être méchante avec sa mère. Avant l'arrivée de Krista (la fille de sa belle-mère) Christina rompt avec David. Krista arrive chez Carmen suite à une dispute avec Lydia (sa mère). Quelques jours plus tard Lydia et Al (le père de Carmen) viennent la chercher pour se réconcilier avec elle et Krista accepte et ils repartent chez eux.
Carmen et sa mère se réconcilient à leur tour, quand Carmen avoue avoir effacé un message de David.
Carmen trouve un travail, garder les petits frères de Lena, quel boulot !
Carmen essaye de "restaurer" la situation, en s'excusant auprès de David, et lui avoue tout ce qu'elle a fait.
Quant à Tibby, elle part en Virginie suivre un stage de cinéma. Elle doit tourner un film et décide d'en tourner un sur sa mère, comme sa mère n'est pas beaucoup disponible avec elle, elle décide de faire un film sur sa mère.
Tibby rencontre Brian, Alex et  Cora et devient amie avec eux. Une grande amitié se noue entre Brian et Tibby. Mais le jour de la diffusion de son film arrive, Brian est en colère contre Tibby, car elle a tourné un film très méchant contre sa mère et sa mère par malheur vient assister à la séance, Tibby panique, sa mère voit le film et s'en va. Tibby est en colère contre elle-même, car elle ne pensait pas que sa mère allait venir assister à la séance.
Un grand concours se prépare et Tibby décide de changer le film et elle en fait un sur les personnes qu'elle a interviewées l'été précédent. Les souvenirs vont la rattraper, mais elle résiste.
Bridget décide d'aller voir sa grand-mère, Greta, pour le faire, elle joue le rôle d'une adolescente qui cherche à se faire de l'argent pour l'été, et Greta lui trouve un boulot ; ranger son grenier pour en faire une chambre. Bridget se met au travail et elle trouve des vieilles affaires à sa mère. Grâce à Greta elle en a apprit un peu plus sur sa mère et son enfance. Son père ne voulant pas la laisser aller voir sa grand-mère elle ne la connait pas beaucoup. Voici donc un été de souvenirs qui est ouvert devant elle. Elle se remet même un peu au foot en rencontrant une équipe de foot. Elle fait même un match, et elle gagne avec son équipe en plus elle jouait avec le jean magique.
Bridget avoue qui elle est à sa grand-mère, c'est un bon moment de vraies retrouvailles.
Lena, reste à Washington, elle aussi. Elle trouve un travail dans un magasin de mode, qui lui permet de gagner de l'argent.
Kostos lui prépare une visite surprise et ils retombent tout deux amoureux. Kostos l'a pardonnée et la comprend. Kostos la revoit pour la première fois dans sa chambre en sous-vêtements. Mais Kostos doit retourner en Grèce, à la suite d'un accident. Suite à l'accident, Kostos ne veut plus rester avec Lena...
Pour Lena le jean magique lui a porté bonheur, vu qu'elle l'avait quand elle a revu Kostos.
L'accident, est la mort de son grand-père...
Un été se termine avec une rencontre pour se raconter leurs vacances.

Je n'ai vraiment pas été déçue par ce tome. J'ai préféré l'histoire de Carmen dans ce tome, car je me suis sentie proche d'elle. Lena est mon personnage préféré, car dans le tome 1 elle est avec Kostos et après elle casse, car ils sont trop éloignés. L'histoire de Bridget est plus intéressante dans ce tome, celle de Tibby de même. Puis dans ce tome, c'est Kostos qui rompt. Vont-ils redevenir amoureux ? Quant aux autres personnages ils ont encore apporté du bonheur dans ce roman, et de l'amour de tous les cotés. Un mot pour qualifier ce livre : MAGNIFIQUE
Je conseille vivement ce roman aux adolescentes.

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